Mois : mars 2021

Entretien avec Claude Faessel – Le Destin tragique des Juifs de Thessalonique

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

Le premier sentiment est un sentiment de plaisir suivi de sentiments de satisfaction et d’apaisement. Entre le moment où vous posez le stylo et vous dites c’est fini il faut l’imprimer et le moment où il sort en librairie, il y a un long travail à effectuer. Mais on éprouve un sentiment de soulagement.

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Les retours ont tous été élogieux, des félicitations et des « je suis fier de toi ». Mais il est vrai que les premiers lecteurs ont été surtout les contributeurs, des gens qui me connaissent. Il y avait aussi quelques personnes sensibilisées par le thème. Dans l’ensemble, la majorité a apprécié le fait que ce soit bien documenté, clairement exposé, parce que l’on est dans des domaines où il y a une grande instabilité et rendre cohérent ce qui peut paraître « bonds et rebonds » n’est pas tâche aisée.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

Écrire est une tâche qui peut paraître aisée malgré la complexité de la chose. En effet, il faut d’abord être clair avec sa pensée et la rendre claire pour son futur lectorat qui, lui, est varié. Pour cela, bien sûr, on contacte ses connaissances pour avis.

Le problème est que vos connaissances forment un cercle relativement réduit et n’est en rien représentatif de votre futur lectorat. Vos connaissances ont généralement un avis inconsciemment favorable que n’aura pas forcément votre lectorat.

Plonger dans l’édition, c’est plonger dans un autre monde plus sauvage. C’est un peu comme jeter en haute mer un poisson d’élevage.

On est investi d’une responsabilité plus large.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

À mon avis, l’originalité ne vient pas de moi mais du thème de mon ouvrage. Déjà le thème était peu développé et l’histoire restée assez occultée car concernant une petite communauté éloignée de notre culture nationale.

Il s’agissait de reconstruire la dynamique des bouleversements historiques et de mettre en évidence la conjonction de circonstances bien souvent fortuites qui ont, parfois à contrario des espoirs fournis, produit des effets pervers.

Mes premiers lecteurs m’ont dit avoir été impressionnés par la rigueur des faits exposés et avoir beaucoup appris.

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

Malheureusement, je n’ai pas de techniques particulières d’écriture. C’est quelque chose d’intime, je sens en moi le besoin d’écrire. C’est peut-être comme certains l’ont dit, une forme de thérapie. J’ai besoin par moments d’écrire, j’écris et parfois je jette immédiatement : il fallait que ça sorte, c’est sorti et point final. J’oublie complètement ce que j’ai écrit.

Pour cet ouvrage, la thématique par contre m’a accroché dès le début et je n’ai pas envisagé une seconde de m’arrêter en chemin.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

J’ai été surpris par la rapidité d’évolution de la souscription et la mise sur rails de sa diffusion. Espérons que l’on continuera sur la même lancée. Bien évidemment ce départ me propulse vers d’autres perspectives.

Tout tourne pour l’instant autour de la grécité. Ma première idée est centrée sur l’identité grecque. Les racines de ce peuple sont ancrées dans l’antiquité et je pense que cette période semble encore le modeler à l’heure actuelle. J’aimerais essayer de mettre en lumière ce phénomène que mon intuition perçoit.

Ma deuxième idée est plus pragmatique. Ce serait d’étudier la communauté grecque de Marseille, passée ou présente ou même les deux. En effet, cette ville, proche de chez moi, renferme beaucoup d’archives facilement consultables. Mais je pense que ce serait plus le rôle de certaines personnes de ma connaissance.

Claude Faessel, auteur de Le Destin tragique des Juifs de Thessalonique, disponible sur le site des Éditions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Textes inédits de Christine Dartoy

Retrouvez en exclusivité ces nouveaux textes de Christine Dartoy, auteure de Les Pensées de Tine.

Bonne lecture !

Dartoy 1

 

Dartoy 2

 

Dartoy 3

 

Christine Dartoy, auteure de Les Pensées de Tine, disponible sur le site des Éditions Maïa.

Entretien avec Aliénor Cornudet – L’Éternel Enfant

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

Quand mon second livre – L’Éternel Enfant – est paru, plusieurs sentiments se sont emparés de moi : émotion, fierté, soulagement, espoirs. J’étais tout à la fois émue que ma passion se retrouve enfin de manière concrète dans mes ouvrages, fière d’y être arrivée, soulagée d’être publiée, et pleine d’espoir quant à l’avenir. Quatre sentiments aussi durables que puissants qui, depuis, ne cessent de m’habiter.

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Les retours de mes premiers lecteurs ont été particulièrement favorables à l’ouvrage. La plupart d’entre eux appuyaient sur le caractère original de mon écriture. Ils la qualifiaient de « vive », de « surprenante », ou encore de « trépidante ».

J’ai été heureuse de constater que ces lecteurs avaient été touchés par un point précis : ma capacité à peindre des hommes et des femmes, tels vous et moi, en offrant une vision précise et juste de leurs émotions.

Enfin, chacun se disait profondément touché par l’histoire, se sentant presque interpellé par le livre.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

L’Éternel Enfant est le second livre, écrit de ma main, et publié par les éditions Maïa. L’expérience, quoique déjà connue, n’a pas manqué d’être particulièrement enrichissante.

Elle m’a permis, en premier lieu, de me concentrer sur l’écriture comme jamais je ne l’avais fait auparavant. Alors que j’écrivais sans penser à publier mes textes, mes mots étaient bien moins travaillés. La parution de mes deux livres m’a donc poussée à faire attention à chaque lettre posée : l’écriture est un plaisir qui se travaille.

Par ailleurs, cette expérience d’édition m’a permis de confronter mes écrits à des points de vue extérieurs. Les avis que m’ont apportés les lecteurs, tout autant que les Éditions Maïa, m’ont aidée à affiner mon écriture.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

Mon livre se distingue des autres de deux manières : la première est son écriture pour le moins singulière, la seconde est les portraits humains qu’il présente. Ces deux particularités vont de pair.

Comme je l’ai dit précédemment, voir que ces deux points ont été reconnus, et attestés, par mes lecteurs, m’a beaucoup touchée.

En écrivant, je cherche à transmettre, d’une manière la plus authentique possible, les sentiments complexes que nous ressentons quotidiennement. Pour y arriver, je jongle donc avec les pronoms personnels, les formes de phrases différentes, ainsi que les divers langages.

Étant, moi-même, grande lectrice, je sais que peu d’écrivains jouent ainsi avec les mots.

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

Pour ce qui est de mon travail d’écriture, je ne sais si l’on pourrait parler de rituels, mais j’aime à prendre le temps de penser le livre avant de l’écrire. Durant un temps relativement long, j’imagine l’intrigue, la travaille, la modifie et l’améliore dans ma tête. Ce n’est qu’une fois que je juge que l’histoire est prête, que je me lance dans son écriture.

Un point qui me paraît important lors de l’écriture d’un livre, c’est la rigueur. Une fois la trame prête, je m’adonne à son écriture, et ce de manière régulière. Je me force à garder un rythme pour ne pas être tentée d’abandonner en cours de route.

Cependant, je pense que le plus important reste le plaisir d’écrire. S’obliger à écrire régulièrement doit nécessairement être accompagné d’un amour de l’écriture.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

J’envisage effectivement l’écriture d’un troisième ouvrage… J’y travaille actuellement. Cependant, j’aimerais, pour ce prochain livre, me pencher sur un nouvel objectif : faire sourire.

Je n’ai qu’une seule envie pour son écriture : qu’il se présente comme un voyage dans un espace hors du temps, une petite pause au milieu de la vie, un lieu clos coupant du monde, un refuge. Je souhaite que sa lecture fasse du bien à tout un chacun.

Aliénor Cornudet, auteure de L’Éternel Enfant, disponible sur le site des Éditions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Sylvie Guellé – La Ligne d’horizon – Xuân Lan, 1950

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

Au moment de la parution du livre, je n’étais pas en France, mais l’émotion était là. Le travail d’écriture en amont, celui, fastidieux, de la recherche d’un éditeur puis tous les échanges par mail avec les différents interlocuteurs de la maison d’édition, que je remercie au passage pour leur extrême réactivité et pour leur patience, ont été à la fois excitants et stressants, car j’ai eu peur de ne pas faire les bons choix…

C’est donc à mon retour, un mois après sa parution et avec un pincement au cœur que j’ai découvert le livre.

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

J’ai reçu de nombreux commentaires de mes premiers lecteurs et ils ont tous été globalement positifs. Ce qui est principalement ressorti est l’émotion suscitée par le parcours difficile et douloureux de la protagoniste. Sa traversée d’une période historique dont on ne parle généralement pas beaucoup, celle de la période coloniale en Indochine, a intéressé tout particulièrement ceux qui en avaient peu connaissance ou qui n’avaient pas imaginé le vécu des gens côté indochinois. D’autres m’ont dit avoir revécu, comme en écho, le récit de leur propre histoire familiale.

Certains m’ont parlé de la fluidité de l’écriture qui a facilité la lecture du roman.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

Le travail d’écriture est long et j’aborde pour la première fois le monde de l’édition. Tout s’est passé rapidement à partir de la signature du contrat et c’était un peu vertigineux car, sans expérience, on ne sait pas trop dans quoi on se lance. Je pense qu’il y a quelques questions que je n’ai pas osé poser, ce que je n’hésiterai pas à faire si j’ai la possibilité de publier un deuxième roman.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

La question des origines se pose de manière très sensible en France avec les revendications identitaires nombreuses des personnes issues de ce qu’on appelle la diversité. La communauté asiatique est en général assez discrète à ce sujet, bien que beaucoup moins avec les nouvelles générations, mais l’histoire de Xuân Lan est tout aussi douloureuse et complexe que toutes les histoires de colonisation, d’exil, d’intégration forcée, réussie ou pas et ce récit peut toucher tous ceux dont l’histoire familiale est imprégnée des mêmes problématiques. J’ai, par exemple, reçu les témoignages de personnes dont les parents ont fui l’Espagne franquiste ou quitté l’Algérie, d’autres qui ne parviennent pas à trouver leur place entre le pays des origines et celui d’accueil. Une autre personne m’a dit qu’elle n’avait jamais vraiment pensé à la vie que les gens qui viennent d’ailleurs laissent derrière eux.

Le fait que l’histoire de Xuân Lan se situe dans la première partie du XXe siècle permet, peut-être, de mettre plus facilement en miroir les histoires de migrations actuelles. 

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

En ce qui concerne ce texte, j’ai eu deux déclencheurs, un de nature très personnelle et l’autre grâce aux propos d’un ami sur l’écriture quand je pensais ne pas pouvoir développer suffisamment le propos pour en faire un livre.

J’ai écrit le premier jet de ce livre rapidement. Le finaliser a, par contre, était assez long. Je ne pense pas avoir de méthode spécifique, les idées me viennent souvent la nuit et je les note, mais la plupart du temps, la relecture des dernières pages écrites déclenchent l’écriture des suivantes. Je visualise les personnages et les lieux comme dans un film.

Je relis des passages à haute voix pour moi-même mais surtout aux amis complaisants dont les remarques sont précieuses. 

J’ai d’abord écrit ce texte à la première personne et j’ai fini par le réécrire à la troisième, ce qui m’a paru plus approprié. Un ressenti arbitraire.

J’ai fait des recherches pour les références historiques.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

J’ai commencé l’écriture d’un nouveau livre dont l’histoire se déroule en grande partie dans le Chocò en Colombie.

Sylvie Guellé, auteure de La Ligne d’horizon – Xuân Lan, 1950, disponible sur le site des Éditions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Katia Fontbonne Alibrandi – Entre ici et là, où es-tu ?

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

Mon papa de cœur était à l’hôpital depuis le début d’année et on m’a informée autour du 14 janvier lorsqu’il était en fin de vie. J’ai profité de chaque instant jusqu’à son dernier souffle. J’ai bercé et apaisé son dernier voyage avec la lecture de textes tels que Les Chemins du sacré de Frédéric Lenoir, des chansons de Jean Ferrat, mais aussi celles que je lui chantais quand il était éveillé, loin de cette foutue « mal a dit ». Je lui ai parlé de mon livre qui allait être édité, il m’a souri et j’ai lu dans son regard qu’il était fier de moi. Il est décédé le 20 janvier 2021, le jour de la sortie du livre ! Il n’y a pas de hasard que des synchronicités. Pour moi, c’est un hommage en sa mémoire et lui dire que j’avais pardonné et qu’il pouvait reposer en paix. Désormais, il fait du vélo avec mon oncle André et partage de doux moments avec ceux déjà partis de l’autre côté. Il a retrouvé sa joie de vivre malgré ses inquiétudes, c’est un veilleur de cœur.

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Les personnes sont restées discrètes, peu de mots mais les essentiels. Elles ont ressenti ma force et à la fois ma fragilité. D’autres m’ont dit qu’elles avaient été bouleversées et avaient beaucoup pleuré, mais que pour notre famille, c’était bien parce que je la libérais de notre karma lourd à porter. De nombreuses femmes se sont retrouvées. Elles en ont fait leur livre de chevet comme un manuel de guérison. Elles m’ont confié se sentir moins seules et avoir des clefs pour pouvoir soigner leurs blessures, mais aussi celles de leur lignée ascendante et descendante. Et les hommes, que je ne ménage pas dans mon récit, se sont sentis apaisés et ont compris que leur mode de fonctionnement date d’une époque erronée. Ils ont accepté leur émotionnel, leur côté yin et leur part de responsabilité. Ils réparent de leur mieux le mal qu’ils ont engendré auprès de la gent féminine, par des comportements dictés par leur égo et leur pouvoir de domination, et aujourd’hui quand je les croise ils sont plus vulnérables, sensibles et attentionnés. Ils ont changé et sont, eux aussi, en voie de guérison.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

Je suis heureuse que mon livre ait vu le jour. Je sais, par expérience, que l’art thérapie par l’écriture est une bonne méthode pour soigner ses maux. J’invite ma clientèle à le faire pour se libérer du passé et avancer sereinement. Le premier enseignement que je ressens est une forme d’aboutissement, de concrétisation d’un projet qui me tenait à cœur. Dire à quelqu’un « Je te demande Pardon, Désolée, Merci, Je t’aime » ne sont pas des mots faciles à prononcer, mais ce sont des fondations solides et stables pour continuer à cheminer.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

Il éveille la curiosité, il fait parler parce qu’un grand nombre pensait me connaître mais ne me connaissait pas réellement. Ils se laissaient porter par leur imagination, une certaine forme de projection sur ce qu’ils pensaient de moi ou de ce qu’ils auraient aimé voir en réalité. Quand mes lecteurs ont lu le livre, ils se sont aperçus que tout cela leur appartenait et révélaient leur véritable personnalité et non la mienne. Ce n’est pas facile de réaliser que c’est avec soi-même que l’on a un conflit intérieur et non avec l’autre. Il faut du courage pour le conscientiser, acquérir de la maturité et de la sagesse pour commencer un travail de développement personnel. Mes lecteurs ont été touchés en plein cœur et ont découvert qui je suis. Ils ont commencé à sortir du déni et accepté leur part de responsabilité. Pour moi, c’est une belle réussite même si mon livre révèle un grand nombre de secrets, je souhaite aussi qu’il coupe les liens toxiques d’emprise et qu’ils permettent à chacun de sortir de la dualité.

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

Je me suis retirée du monde et j’ai écouté mes émotions et mes sentiments. Je me suis laissée portée par tout ce que je ressentais. J’ai médité, marché, puisé au fond de moi et laissé parler ma petite fille intérieure qui avait besoin de s’exprimer, de hurler et de crier SA vérité. J’ai beaucoup pleuré quand j’ai écrit mon livre. Quand il m’arrive de relire certains paragraphes je sens arriver l’émotion, mais j’ai appris à l’accueillir sans jugement, sans analyse, je la vis pleinement et la transforme en bénédiction.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

Oui j’ai d’autres projets en cours. L’un sera sous la forme d’un jeu d’illustrations et l’autre, ce sera un roman d’amour…

Katia Fontbonne Alibrandi, auteure de Entre ici et là, où es-tu ?, disponible sur le site des Éditions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Julie Caroff – Le Livre de son sourire

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

Mon sentiment majeur fut pareil que pour les deux premiers, c’est-à-dire beaucoup de fierté de pouvoir tenir mon livre entre les mains. De plus j’ai trouvé la couverture magnifique, et j’étais très contente que mes amis aient pu participer et que leurs noms apparaissent dans le livre.

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Les retours de mes premiers lecteurs ont été très positifs, certaines m’ont dit avoir été très émues en tant que jeunes femmes par rapport à la relation avec leur mère, et aussi de bons retours de mères touchées par rapport à leur fille. J’ai même une amie qui m’a dit qu’après ça elle avait envie de m’écrire une lettre ! Et certains autres lecteurs m’ont demandé à quel point cette œuvre était autobiographique, parce qu’ils trouvaient que cela faisait totalement vrai.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

J’ai beaucoup aimé l’expérience d’édition avec Maïa comparée à celle avec mes maisons précédentes, surtout par rapport à la participation de tous mes amis. De plus, Maïa fait beaucoup de promotion, est toujours là pour faire connaître l’œuvre, ce qui est très appréciable. J’en ai tiré des enseignements surtout par rapport à mes liens avec les réseaux sociaux, surtout Facebook. Je me suis dit que vu les efforts que faisait ma maison d’édition pour me promouvoir, je devais faire ma part, et cela m’a permis de retrouver des anciens élèves qui ont directement acheté mon livre et m’ont fait de la pub, c’était très gratifiant.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

Selon moi, l’originalité de mon livre repose sur le genre épistolaire. En effet celui-ci a connu une grande vogue durant les siècles précédents, mais récemment s’est un peu essoufflé. C’est une des raisons pour lesquelles j’ai souhaité le relancer. Et puis pour moi la relation mère-fille est profondément intime, qui ne passe pas forcément par l’oral, d’où le choix de ces lettres envoyées tout au long d’une certaine période.

Et cette originalité a bien été perçue, comme dit dans la réponse précédente.

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

Mon travail a connu plusieurs étapes. J’ai commencé toute seule en me basant sur ces trois relations, mais je ne savais pas encore comment elles allaient évoluer. Puis mon conjoint m’a beaucoup aidé. Lors d’un voyage à Vienne, je n’avais pas emmené d’ordinateur donc je ne pouvais pas écrire. Par contre pendant de nombreuses sorties au restaurant ou pour boire un verre moi et lui en parlions beaucoup : nous confrontions nos idées, et il m’a suggéré de nombreuses choses que j’ai reprises par la suite. Et j’ai de la chance d’avoir aussi deux collègues-amis qui relisent à chaque fois mes manuscrits et me donnent de nombreux conseils avant que le texte devienne définitif.

Ma méthode pour écrire est je dois l’avouer un peu confuse. Chaque jour je me motive à écrire quelques lignes ou au moins à corriger celles de la veille. J’ai de la chance car l’inspiration vient toujours assez vite. Il se peut que quelquefois j’écrive n’importe quoi, mais je me relis ensuite à de nombreuses reprises, et pour moi c’est le meilleur moment, celui où je peux corriger mais surtout perfectionner mes expressions, mes idées et mes effets.

Ainsi comme rituels ou astuces, je pourrais conseiller de pas juste attendre que l’inspiration vienne, mais de s’obliger à s’y mettre trous les jours, au moins 30 minutes. Tant pis si ce qui en sort n’est pas à la hauteur, au moins cela servira de base pour la suite de l’aventure.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

Je suis en train d’écrire deux autres livres, un qui est la suite de mon premier livre Désabusée, qui s’appellera Abusée et qui serait mon deuxième tome de ma trilogie sur l’adolescence. Et le deuxième est aussi un livre intime, qui s’appuie sur mes expériences professionnelles et m’aide à montrer comment de nombreux professeurs sont comparables dans leurs comportements à des élèves.

Julie Caroff, auteure de Le Livre de son sourire, disponible sur le site des Éditions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Catherine F. Germain – Leçons de loup

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

Je ressens une grande joie de pouvoir livrer ma passion et émotions à travers mes textes. Pour ma part, je pense que l’art existe pour être partagée, diffusée, transmise, apporter des émotions et nous ouvrir davantage au monde qui nous entoure ainsi que nous-même.

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

L’accueil reste très positif ! Beaucoup apprécient sa lecture accessible avec une certaine réflexion sur la vie.

Voici quelques commentaires des lecteurs :

« Super leçons de vie et de respect ! »,

« Il est très bien écrit ! »,

« Un livre qui détend et qui invite à réfléchir ! »,

« Il me rappelle ma jeunesse avec les fables de la Fontaine ou le Petit Prince de St Exupéry… »,

Une enseignante témoigne : « Un livre dont on ne peut se lasser ; à lire et à relire pour les grands et les petits ! On y retrouve une histoire de vie, qui peut être à chaque étape, décousue avec de belles leçons à retenir éternellement. J’ai hâte de pouvoir travailler sur ce dernier avec ma classe actuelle et les suivantes : inventer des suites d’histoires et de leçons en production d’écrit, travailler sur les morales ou encore sur le personnage et animal du loup. « 

Les plus jeunes ajoutent : » Les bébés loups sont trop mignons, j’adore ! »

« Le livre est super, cela me donne envie d’écrire aussi des histoires ! »

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

Cette aventure m’a confirmé que les rêves peuvent aboutir avec de la persévérance, la confiance en son projet et du soutien. L’écriture reste ma meilleure façon de lâcher prise et me dévoiler. En réveillant ma passion d’enfant, cela m’a donné envie de poursuivre ce chemin à travers l’écriture.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

Les originalités de ce livre sont d’abord que même si au départ il s’adresse à un jeune public, tout le monde peut l’apprécier et le comprendre à travers sa propre histoire. Chaque nouvelle se présente en leçon qui peut se suffire à elle-même mais en réunissant tous les chapitres cela donne lieu à une seule grande aventure. En choisissant ce style d’écriture, j’aborde différents thèmes à chaque fois comme : la confiance en soi, le respect, la tolérance, le monde du travail, l’amour de la nature et de la famille. Ce qui peut aussi être une approche intéressante pour des enseignements éducatifs auprès d’écoles.

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

J’ai rédigé ce livre pendant le premier confinement. Étant contrainte de suspendre temporairement mes activités créatives d’art thérapie, ce temps m’a profité pour explorer un art qui me tient également à cœur : l’écriture et le dessin. Comme lorsque je peins une toile, je procède au même mode opératoire. Dans un cahier, je commence à esquisser mes ébauches ainsi que le plan de mon futur ouvrage. Lorsque mon cadre d’idées demeure bien posé, je me sens libre de donner vie chaque jour un peu plus à mon œuvre en toute cohérence. Avant que ma création soit terminée, je m’accorde un peu de recul, puis j’apporte quelques dernières touches de finitions.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

Actuellement, je travaille ardemment et avec beaucoup de plaisir sur la rédaction d’un ouvrage dans un style fantastique. Il s’agit d’une envolée dans un monde magique tout en mariant des valeurs écologiques et féministes. Tout un programme très actuel ! Ce livre s’adresse également à la jeunesse, mais peut aussi enchanter et éveiller les plus grands…

Catherine F. Germain, auteure de Leçons de loup, disponible sur le site des Éditions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Maxence Smaniotto – Le Village refondé

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

Un grand soulagement et le sentiment qu’un long chemin allait s’achever ; cela faisait plusieurs années que j’attendais de pouvoir le publier.

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Les retours sont actuellement plus positifs que ce que je l’imaginais, notamment à propos du style d’écriture. On me dit que l’histoire est accrocheuse dès les premières pages, et que la lecture est agréable, à la fois élégante et fluide. En tant qu’italophone qui s’est donné à l’écriture française depuis seulement quelques années, entendre cela me touche beaucoup.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

Le monde de l’édition est en train d’évoluer vers des formes d’édition inédites et qui vont bien au-delà du clivage traditionnel entre « publié » et « auto-édité ». Je pense que la voie choisie par Maïa mérite qu’on s’y intéresse, elle représente un bon compromis.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

Je ne trouve pas que mon livre soit original. Il s’agit d’un roman correcte, rédigé avec passion et amour pour la Provence, où je tente de disséquer les sentiments les plus refoulés qui animent les habitants du village où se dérouler l’intrigue. Disons plutôt que le roman se distingue d’autres sur le même thème, par l’angle avec lequel la Provence et la petite communauté rurale sont abordés, avec ce côté païen un peu sombre qui s’épouse avec des éléments qu’on pourrait rattacher au « réalisme magique », mais transposés dans le contexte provençal. En cela, il s’éloigne des romans dites « de terroir » et des polars qui ont comme cadre la Provence. Je me sens plus proche de Joseph d’Arbaud, d’Henri Bosco, ou de Jean Giono, qui mettaient en avant le caractère rude et tragique de la Provence.

Mes premiers lecteurs n’ont pas vraiment perçu cela, pour l’instant. J’attends d’avoir des retours de la part de personnes qui ont les références provençales dont je me suis nourri au fil des années.

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

L’histoire du livre est assez particulière. La première version fut rédigée en italien entre 2011 et 2012. Retravaillé à plusieurs reprises, il fut entièrement réécrit en français, avec des dialogues en provençal, entre 2018 et 2019. Il s’agissait de mon premier vrai roman, et je n’avais pas de méthode particulière, c’est-à-dire que je n’avais pas songé à rédiger un plan au préalable. L’intrigue trouvait son développement au fur et à mesure que l’histoire avançait et que les personnages interagissaient. Ce sont eux qui m’ont raconté leurs histoires, qu’ils m’ont conduits, et non pas l’inverse.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

Le Village refondé est mon troisième livre publié. En été 2021 un autre livre, Furie arménienne, sur l’histoire de la musique hard rock et métal d’Arménie depuis l’Union soviétique, sera publié, et qui comprendra entre autres d’importantes interviews et photos inédites, y comprit une interview à Ian Gillan, leader historique de Deep Purple. Je ne fais que chercher des nouvelles voies d’expression à travers l’écriture, et d’autres projets sont en chantier, où je reviendrai, avec un autre roman, sur la Provence, mais en une optique beaucoup plus contemporaine et inédite.

Maxence Smaniotto, auteur de Le Village refondé, disponible sur le site des Éditions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Anne V. Petit – Elle ou le regard des autres

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

Le plaisir que la fiction prenne corps.

Du bonheur devant l’objet-livre.

Un sentiment d’accomplissement et encore du plaisir dans les dédicaces aux contributeurs et/ou aux amis.

L’envie d’avoir de nombreux lecteurs….

Et de dire merci aux Éditions Maïa !

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

La construction étant particulière, un roman en trois nouvelles et sept flashs, je me demandais comment cette particularité serait perçue…

Dans tous les retours que j’ai eus jusqu’à maintenant, les lecteurs ont suivi les différents moments de la trajectoire de cette femme ELLE, vue – le plus souvent… – par le regard des autres, non seulement sans problème mais avec intérêt… Plusieurs m’ont dit que dès qu’ils ont commencé à lire le roman, ils ne pouvaient plus le lâcher… il faut dire qu’il n’a que 110 pages !

J’ai été heureuse que bien que l’histoire ne soit pas linéaire, elle soit perçue comme un tout, ce qui était mon objectif, même par des gens qui lisaient très peu de romans.

On m’a parlé aussi très positivement de la forme, de l’écriture, de la dimension poétique des flashs, d’une certaine nostalgie qui affleurait – ce dont je n’étais pas forcément consciente…

Nostalgie du temps qui passe, plutôt que celle du passé…

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

Que c’est agréable d’être publiée !

D’autant plus que toutes les étapes ont été très sérieusement menées : campagne de pré-achats, maquette, corrections, parution…

Aussi intéressantes qu’aient été ces étapes, elles n’ont pas eu et n’ont pas d’incidence sur mon écriture.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

Fragments qui peu à peu composent le tableau.

La construction particulière dont j’ai parlé, qui non seulement a été perçue, mais acceptée, appréciée… de même que l’itinéraire particulier du personnage principal ELLE qui se construit peu à peu au fil des rencontres, non sans quelques zones d’ombre, à mon avis, révélatrices puisqu’à ce stade, elles n’ont gêné personne…

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

Ni rituels ni astuces ! Bien qu’une tasse de thé noir soit souvent présente !!

Du calme, du temps et du travail.

En fait, j’ai toujours eu un rapport à l’écriture, dans le cadre de Carnets « mis au propre » de temps à autre, de notes sur un sujet qui sera ou non développé par la suite, ainsi qu’au cours de mes activités théâtrales en réalisant plusieurs adaptations de textes littéraires.

Au début, il y a des notes au crayon de papier sur des carnets ou des feuilles volantes. Quand elles commencent à être retranscrites sur l’ordinateur, l’écriture n’est pas loin.

Le temps du rêve est indispensable, laisser l’esprit vagabonder sur une idée, un personnage, un lieu, une ou plusieurs situations, puis peu à peu un thème, un sujet se définit, évolue, s’approfondit, se construit. Une fois le roman écrit, je le relis de nombreuses fois, uniquement pour des précisions ou modifications de forme. Le fond ne change pas.

En ce qui concerne ELLE ou le regard des autres le travail d’écriture s’est déroulé sur plusieurs années, par intermittence avec mon travail théâtral et au cours des parenthèses que représentaient mes voyages.

L’Île faisait partie de mes Carnets depuis longtemps, le début d’Elche aussi, cette nouvelle a pris un développement inattendu au cours de l’écriture, ce qui m’a amenée à faire un plan pour la continuité. J’avais commencé à écrire L’Homme de l’autre rive quelques années auparavant.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

Oui, plusieurs…

Un recueil de poèmes Traces pratiquement terminé.

Un roman Passages, encore au stade des notes… Il se déroulera sur plusieurs continents. Les personnages évolueront, en direct cette fois, dans les différentes étapes de leurs vies où le voyage sera un évènement révélateur de leur parcours. Un point de départ, les cafés au coin de deux ou plusieurs rues qui auront un rôle important… sur chaque continent…

Il manque encore et du rêve et du temps pour commencer le travail ! Mais… bientôt…

Anne V. Petit, auteure de Elle ou le regard des autres, disponible sur le site des Éditions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Biographie de Sophie Saint-Clair – L’Odyssée désinvolte

J’écris dans le but de vaincre ma timidité verbale. Dans la vie réelle, toute la difficulté est d’arriver à atteindre ses objectifs. Le mien est d’exprimer clairement l’amour, la haine, la peur, la cruauté, la colère, mais aussi l’espoir, la joie qui s’immiscent en messages subliminaux.

Je suis un peu sauvage, fauve, voire incisive dans mon style littéraire, mais jamais mal intentionnée. Je tente de dénoncer avec diplomatie le sadisme, la férocité, voire la perversité du monde dans lequel nous évoluons tous. En effet, le dédain pour les plus faibles, les expériences inutiles, l’inceste, la guerre, la folie, les addictions en tous genres sont présents dans mes œuvres. Je force le lecteur à lire ce qu’il ne veut pas voir.

La surprise fait partie de ces mondes que je décris, celle-ci elle est mêlée à l’incohérence de l’homme. L’attachement à une addiction, l’attirance ou l’inclination pour l’interdit excitera le lecteur et l’emportera vers des pages où la passion l’étourdira. Je m’efforce aussi de tenter de faire apprécier la lecture au plus grand nombre, par le biais d’histoires extraordinaires. J’aspire à ce que mes livres plaisent par leur originalité et par la complexité des histoires aussi dissemblables les unes que les autres.

J’ai d’abord écrit un roman sur les plus faibles, ceux qui vivent avec une mobilité réduite. J’ai raconté, à travers une expérience que j’ai réellement vécue, un peu romancée, certes, ce qu’ils ont été capables d’accomplir sans que personne ne prête attention à eux.

Puis dans un deuxième ouvrage, j’ai voulu, à travers sept nouvelles, explorer les mondes divergents. J’ai essayé de distraire, de surprendre, voire également d’enseigner et essentiellement de choquer. J’ai aussi tenté de faire preuve d’imagination pour construire des univers étonnants, en espérant que les chutes soient époustouflantes et que le lecteur ressente une émotion intense en lisant la dernière ligne de chaque histoire. Ces petites chroniques serviront, je l’espère, à explorer le monde de l’inconnu, de l’irréel, de la folie et aussi à faire passer le meilleur moment possible au lecteur.

Et enfin, j’ai dénoncé les difformités de notre monde et la cruauté qu’elles engendrent sous la forme de séances d’hypnose d’un garçon mal dans sa peau qui rencontre un psychanalyste pendant sept jours. Parfois, un frisson épineux, lorsqu’on découvre ce qu’il se passe hors de nos yeux sans qu’on y prenne garde, devrait nous dépoussiérer, voire nous aseptiser l’âme.

Les titres de mes trois ouvrages sont :

Deux fauteuils pour une (roman sociologique) : Le handicap de Lucie et de John fait qu’ils ne parlent qu’avec difficulté, et qu’ils sont complètement dépendants… mais… détrompez-vous ! ces deux jeunes personnes sont semblables à celles de leur âge : ils ont beaucoup d’amour à donner, ils sont taquins, ils râlent, ils fulminent… ah et ils sont aussi une libido d’enfer…

L’Odyssée désinvolte (recueil de nouvelles) : Abandonnant un instant les gamins de sa rue, le vieil Harold trouve un homme assis dans son salon…

Georges Gaillant, éminent cardiologue, ne comprend pas : quelqu’un assassine systématiquement ses patients…

C’est comme si de l’acide chlorhydrique était déversé dans son cerveau : Esther attend à présent depuis plus de 4 heures son mari…

Le destin des désirs écarlates (roman psychologique) : Enguerrand Swann est un jeune homme de 33 ans, obsédé par la mort, le sang et le sexe. L’omniprésence de ces trois puissances ennemies semble le mener tout droit vers la folie…

Dans l’énergie du désespoir, il décide d’entreprendre une semaine de thérapie chez un éminent psychanalyste : le docteur Scander Wayne, dont le comportement troublant, voire incompréhensible, interpellera Enguerrand. Peu à peu, son inconscient déverrouillé, le patient découvrira l’enfer que fut son enfance et qui sont les personnes qui le martyrisent dans son sommeil et auxquelles il s’identifie, comme Jeanne, cette jeune femme à la fois morte et vivante ou Emma, la naufragée perdue sur une île au beau milieu de l’Océan Pacifique. Enguerrand sera alors confronté à d’effroyables et choquantes révélations qui néanmoins, lui offriront un destin étourdissant.

Sophie Saint-Clair

Sophie Saint-Clair, auteure de L’Odyssée désinvolte, disponible sur le site des Éditions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

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