Mois : novembre 2020

Entretien avec Valérie Corré – Murmures

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

Lorsque MURMURES est paru, une intime satisfaction s’est mêlée au souhait que ce roman puisse toucher tous les cœurs et les immerger dans les souvenirs d’enfance. Comme si j’avais le besoin impérieux d’exprimer des hommages à toutes ces personnes du passé qui nous ont marqué, parfois guidé. Une façon de les remercier. Revenir aux choses simples, la nostalgie et l’amour plein la tête. 

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Les premiers lecteurs n’ont pas tardé à partager leurs commentaires, souvent pleins d’émotions, sur les réseaux sociaux, parfois sur mon site ou encore par des messages.

Quelques extraits de ces commentaires :

– « Je suis plongée dans l’univers corse. Je me balade en Corse et j’en sens toutes les fragrances. J’aime le style, la richesse et la précision du vocabulaire choisi. Un vrai talent ! » (Cathy.)

– « J’ai adoré ! La rencontre avec Joséphine et Jean m’a totalement charmé. J’ai marché dans leurs pas, senti leurs émotions, leurs attentes, pleuré leur détresse… Cette Joséphine m’a rappelé une personne que j’ai tant aimé et qui me manque encore souvent…Merci de tout cœur. » (Léa.)

– « Comme le dit Olivier Delacroix dans la préface de ce roman, Valérie Corre est en quête de vérité, une quête qu’elle poursuit depuis bien longtemps.

Après Sois gentille et A fleur d’eau, voici son roman MURMURES, tel un voyage aux multiples horizons, en premier lieu au cœur de la Corse, mais avant tout au cœur de soi.

Je n’ai pu lire ce roman, sans vouloir fermer les yeux, par moments, tant l’émotion y est intense. Faire des arrêts sur image, comme autant d’escales au cours d’un voyage, au fil des pages, du temps qui reste.

Fermer les yeux, comme pour mieux sentir le parfum des fleurs sauvages, ressentir l’atmosphère singulière qui l’imprègne tout au long. Parce que ce roman se respire autant qu’il se lit, avec délice, et nous ramène dans ce lieu unique de notre vie qu’est l’enfance, en ravivant la mémoire olfactive de ses fragrances immortelles.

Il nous parle à l’oreille, en toute intimité, nous touche au cœur, tout en bruissements et en murmures. » (Servane.)

– « Le livre MURMURES m’a beaucoup touché et ému. Je retrouve un peu l’esprit de Marcel Pagnol, puis la sensibilité de l’auteure. » (Henriette) 

– « J’ai terminé la lecture de Murmures. Merci pour ce beau voyage et cette belle écriture, ce fut un ravissement. Quelle belle écriture, toute empreinte de poésie… Quel talent ! » (Sylviane.)

– « Quelle belle découverte que la lecture de Murmures. Avec une écriture soignée l’auteure nous entraîne au cœur d’une Corse pleine de mystères, de secrets. On tombe sous le charme de ses paysages fantastiques décrits avec tant de subtilité. Mais le passage le plus émouvant, pour moi, est la lettre de cette mère à son fils chéri. Ce passage, à lui seul, mérite une deuxième lecture tant les mots sont riches en émotion. En résumé, j’ai beaucoup aimé Murmures. C’est un très beau roman. »  (Sylviane.)  

Murmures est un magnifique roman ! J’ai été très touché quant aux relations décrites entre une mère et son fils. Les dialogues sont pertinents, drôles à la fois émouvants. La description des paysages est, quant à elle, une invitation au voyage, une immersion totale en cette terre insulaire que je connais bien pour y avoir vécu.  Un de mes passages préférés : ce moment particulier avec le père de ce jeune parfumeur, sur la plage de Terre Sacrée… un doux rappel de mes moments partagés avec mon fils, au même endroit… (Henry)     

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

Cette expérience d’édition fut cordiale, valorisante et enrichissante.

L’humilité est essentielle. Fondamentale.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

Murmures est une forme de pulsion d’émotions… Un écho sur nos vies et sur celles de ceux qui nous ont précédé. Ecrit à la deuxième personne du singulier pour signifier que l’auteur est « la petite voix » qui « sait tout… » (Conscience, être céleste, guide…), ce roman réhausse les couleurs et les valeurs d’un passé simple, sentiments et émotions, au sein de la famille. Il est comme le pèlerin qui va vers lui-même. Il creuse en direction de ses racines. « Cherchez et vous trouverez ».  MURMURES est aussi un livre pour apprendre à écouter et respecter nos anciens.   

Les premiers lecteurs ont relevé l’intimité de ce roman ; un hymne à l’amour, à la vie par-delà la mort. Ils ont compris que je tenais à évoquer la force de l’amour, l’amour plus fort que tout, plus fort que la mort, quelques soient les secrets et les enjeux familiaux. 

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

En octobre 2018, alors que je quittais la Corse, après quatre ans de résidence à Ajaccio, j’ai commencé l’écriture de Murmures. Le travail de ce roman s’est fait en deux temps, ayant été dans la nécessité de l’interrompre un long moment, pour des raisons importantes de santé.  J’ai repris la rédaction de ce livre, peu à peu, encouragée jour après jour par mon époux, comme « boostée », aussi me permettre de reprendre confiance en moi, en la vie.

Des méthodes ? Je ne sais pas trop. Je n‘écris pas plus la nuit que le jour. Peut-être une concentration et une inspiration plus présente les après-midis, au calme… Et souvent, en écoutant de la musique. Murmures, par bien des aspects musicaux, s’est aussi accompagné sur les albums de Chilly Gonzalès (Solo Piano II et Chambers).  

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

Oui… Ce sera un quatrième livre.

Plusieurs thématiques sont en prévision. Mais à voir… en fonction des aspirations du cœur !

C’est encore lui qui parle le mieux…

Valérie Corré, auteure de Murmures disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Thierry Desseux – La Mélancolie des incurables

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

C’est toujours un moment très fort de voir son livre exister concrètement. Tant qu’il n’est pas sorti, j’ai du mal à matérialiser l’objet-livre. D’autant qu’il y a souvent un décalage temporel important entre la période d’écriture et celle où l’on invite à la lecture. Ce temps est celui de trouver un éditeur, de travailler sur la mise en page et la couverture. Pour ma part, je considère qu’un livre édité ne m’appartient plus tout à fait. Il vit grâce aux lecteurs qui (c’est assez troublant) n’en retirent pas tous la même émotion. Certains adorent, d’autres détestent ; d’autres enfin sont marqués sans parvenir à définir pourquoi… Ce qui m’importe est que le lecteur soit touché ! Qu’il se souvienne de ce qu’il a lu. Je n’écris pas pour plaire – ni au lecteur ni à une certaine mode – mais pour partager et faire réagir. Au point qu’il m’arrive, en cours d’écriture, de laisser aller mes personnages comme s’ils étaient vrais. Et de respecter leur liberté. De même qu’à parution, je me plais à croire qu’ils ont leur vie propre. Pour preuve, le lecteur les rend vivants à travers le regard qui leur porte. C’est le cas ici de mon tueur et de ceux qui l’entourent.

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Je suis plutôt chanceux : une majorité de lecteurs aiment ce roman. Là où je suis bluffé, j’avoue, c’est qu’ils n’ont pas réagi aux endroits ou aux passages auxquels je m’attendais. Disons aux détails les plus glauques. Là où je pensais choquer, ils ont adoré. Là où j’ai cru qu’une scène les laisserait indifférents, certains ont tiqué. Je fais mon possible pour ne pas écrire ce que le lecteur attend ; mais j’essaie toutefois d’anticiper sa réaction. Et c’est un exercice quasiment impossible. Par exemple, beaucoup attendent que mon tueur se fasse coincer par la Police et donc, qu’il finisse par commettre une faute ! Or l’histoire prend un tournant inattendu qui déroute. Dont le dénouement (ouf) me sauve de la déception. Autre point : la plupart des lecteurs espèrent une suite. Compte-tenu de la fin… Ils veulent savoir ce qui arrivera aux survivants du roman après la dernière page. Ce qui me surprend beaucoup, c’est que les lecteurs trouvent mon tueur assez attachant, tout en lui reconnaissant une froideur animale.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

C’est une belle aventure et une expérience incroyable car dans ce livre j’inaugure la fiction. J’avais publié divers ouvrages, soit historiques (affaires criminelles) soit poétiques (textes ou paroles de chansons). C’est la première fois que je donne vie à des personnages nés de mon imaginaire. Et ce que j’apprécie en particulier, c’est la confiance du directeur éditorial qui a respecté mon texte sans faire ingérence sur le fond. Ce qui, pour un romancier, est très important. Car, débutant ou non, on est toujours tiraillé par le doute… Et là, la confiance ajoutée fait qu’on assume avec force ce qu’on a écrit. Et qu’on a envie de défendre son travail ! L’enseignement que j’en tire c’est cette règle d’or que je m’étais imposée (et se confirme avec le retour du lecteur) : écrire dans un style cash, écrire des phrases courtes, rester au plus près des faits.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

Il est difficile de mesurer soi-même la valeur de son travail. L’auteur n’est jamais son meilleur juge ! La plupart, c’est évident, disent que leur livre est bon. Moi je préfère laisser les lecteurs en décider. Bien conscient qu’il sera formidable pour les uns et médiocre pour d’autres. Chacun ses goûts et ses lectures. J’espère simplement que j’ai réussi mon pari à travers deux mots d’ordre : ne pas raconter qu’une enquête policière ou les folies d’un sérial-killer (avec les mêmes codes qu’on trouve partout) et surtout, ne pas écrire d’une façon attendue, c’est-à-dire comme on trouve déjà dans plein d’autres livres. J’ai choisi le roman noir pour dépasser le simple polar car il permet d’aller plus loin et d’être plus subversif. Je ne voulais pas proposer une simple histoire policière où le lecteur est enfermé dans le triangle ultra-classique : « meurtre, enquête, dénouement. » J’ai voulu créer la vie autour de mon tueur. En cela, les retours me donnent raison. Car les gens ont bien aimé ce postulat.

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

Je m’astreins une rigueur sinon il est trop difficile de rester concentré. Donc écrire chaque jour. Au moins une demi-page, une page voire deux. C’est selon. En principe, un jour le premier jet ; le lendemain je travaille les finitions. Je me relis beaucoup, pour le rythme et le vocabulaire. Etant assez maniaque avec l’orthographe et les répétitions. Toujours à voix haute. C’est efficace. Je n’hésite pas à supprimer ou à couper au besoin (c’est une technique héritée de ma carrière de journaliste). Globalement, même s’il est difficile de contrôler une cadence, je consacre environ 7 pages par chapitre. Je m’efforce d’écrire un chapitre par semaine. Inutile de préciser que l’inspiration n’étant pas une science exacte, la mienne répond rarement à cette mathématique. Ça permet en vérité de ne pas décrocher, ni perdre le fil. De rester discipliné. Sinon oui, un rituel : je prépare des phrases entières dans ma tête ; ce qui me fait gagner du temps et souvent m’évite de sécher devant la page blanche. Ça m’angoisse. Une astuce : noter des mots importants, des idées, des bouts de dialogue sur le « bloc-notes » de mon portable (souvent tard le soir ou la nuit) de sorte que je retrouve ma matière d’écriture pour le lendemain. Sinon je bosse l’après-midi, entre une et trois heures, en fonction des choses du quotidien.      

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

J’ai terminé un autre roman au printemps en attendant la sortie des Incurables. Mais il s’agit d’un drame familial. Dans le registre de l’enfance maltraitée. En octobre, j’ai démarré un nouveau roman noir  sur lequel je planche actuellement. Cette fois je ne remonte pas la vie d’un tueur glacial en dévoilant ses crimes. Je me concentre sur un fait monstrueux et la façon que mon coupable choisira pour s’en sortir. On y retrouve évidemment un assassin dans ce qu’il sait le mieux faire : tuer. Que va-t-il décider ensuite et devenir après avoir commis l’irréparable ? Sachant qu’il est recherché partout ? Peut-il s’en tirer et comment ? C’est un texte en trois rebondissements. Je veux garder à l’esprit, à travers cette nouvelle histoire (au moins aussi atroce que celle-ci) qu’on ne connaît jamais totalement les gens qui nous environnent, que tout est possible dans une existence, que chacun est capable de tout… Et bien sûr, que « les gens normaux » n’existent pas. Mais ça, vous le savez déjà !

Thierry Desseux, auteur de la Mélancolie des incurables disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Olivier Vojetta – Courir encore

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

D’abord un sentiment de fierté ; je savais inconsciemment que Courir encore était en passe de devenir mon acte de naissance littéraire. C’est en effet le premier livre que j’ai écrit en étant parfaitement libre, sans être pour une raison ou pour une autre empêché, sans penser aux qu’en dira-t-on. C’est pour cela que je dis que c’est mon acte de naissance littéraire. J’ai compris ce qu’une littérature engagée demandait comme sacrifice, comme refus de tout compromis, de toute compromission. Je suis fier de ça même si ce n’est pas toujours facile.

Ensuite je me suis senti soulagé ; Courir encore était dorénavant un livre, il était disponible, sa vie pouvait enfin commencer. Dès le jour de sa sortie (le jour de la Saint Valentin 2020…), je n’en étais plus l’auteur ; ses auteurs seraient désormais les lecteurs. Voltaire disait que les meilleurs livres sont ceux écrits à moitié par l’imagination du lecteur. Il avait raison je crois.

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

La première chronique littéraire disait du livre qu’il était d’une véritable « claque ». C’est de loin le plus beau compliment que l’on pouvait me faire ! Je remercie ici les deux premières chroniqueuses : Cécile Peronnet (Pamolico) et Sonia Pupier Goetz (Sonia boulimique des livres) pour les premiers retours, cœur avec les doigts et toutes ces sortes de choses !

Au cours des mois qui ont suivi, j’ai reçu des retours pour beaucoup incrédules. « Un livre qui sort des sentiers battus » est sans doute le commentaire à être revenu le plus souvent… Et ça me va plutôt bien ! Je suis fier que la puissance de ce texte ait été prouvée ou même révélée par l’effet de contagion qui a suivi la sortie du livre. Quand un texte ne laisse pas indifférent, quand un texte interpelle, donne la fièvre, ou met dans un état d’intranquillité, le tour est joué : vous avez là ma définition de la littérature. Une écriture engagée.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

J’en retiens qu’il faut de la patience… Seize années séparent Courir encore, mon texte le plus abouti, d’En famille, mon premier roman sorti sous pseudonyme. À toutes celles et ceux qui lisent cette interview et qui écrivent – il doit y en avoir vu qu’un Français sur trois (sur deux ?) veut écrire un roman –, c’est un signe d’encouragement et aussi une demande de patience. À part quelques exceptions, ça prend vingt ans pour devenir un écrivain (c’est-à-dire quelqu’un qui a quelque chose à dire, et qui sait comment le dire, ou plutôt que nul autre peut dire comme lui/elle, dans son propre « bégaiement » comme disait Deleuze). Regardez Michel Tournier… il a publié Le roi des Aulnes, son premier roman, à 42 ans !

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

L’originalité est double. D’abord parce que le fond et la forme du livre ne font qu’un. J’ai écrit 100 pages avec des lignes à la queue leu leu sans pause ou presque, en référence au marathon de la douleur que j’ai couru — et gagné — intérieurement. L’usage de la ponctuation peut surprendre mais est cohérent, puisque l’on est dans les méandres de la pensée d’un personnage qui fuit ou tente de fuir la douleur et qui court ou va courir. Chaque phrase est un souffle, une respiration, une foulée… Ensuite parce que je traite de la mort in utero sous un angle peu abordé jusqu’ici en littérature. Il y a un ancrage corporel à la douleur de ce père, alors même que le corps qui a souffert de cette épreuve est logiquement celui de la mère, ça va contre le cliché que seule la mère ressent physiquement la douleur parce qu’elle a porté l’enfant. L’originalité de la forme a été notée dans tous les retours de lecteurs, difficile de passer à côté !

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

J’ai écrit ce livre la nuit, en écoutant les Gymnopédies d’Erik Satie. J’ai écrit sans jamais me relire d’un jour sur l’autre, sans jamais me retourner pour vérifier ce que je pensais la veille, dans une sorte de transe, en faisant confiance à l’élan initial, à sa force, sa vigueur, sa sincérité. C’est ce qu’il y a de plus précieux, il ne faut jamais perdre ça. C’est ce qui rend un texte singulier… C’est d’ailleurs tout l’enjeu et le risque, plus tard lorsque l’on corrige le premier jet d’un texte – il faut améliorer les points faibles mais ne pas affaiblir cet élan vital.

Mon conseil aux apprentis écrivains est le suivant : écrire la première mouture d’un texte le plus rapidement possible car c’est ce jet initial qui pour moi est le plus précieux. Si l’élan vital est honnête et fort, alors tout le reste devient plus facile… même le travail de correction !

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

J’ai de nombreuses idées de roman en tête, dont une qui est déjà bien avancée, je suis sur le point d’en commencer l’écriture… En général je n’aime pas parler de ce sur quoi j’écris… pas une question de superstition, juste le maintien d’un jardin secret qui ne dure qu’un instant…

Mot de la fin…

Merci de m’avoir lu, j’espère de tout cœur que vous lirez Courir encore, et que vous en retirerez quelque chose d’utile pour vous, ou un de vos proches, une connaissance. Les mots peuvent-ils chasser les maux ? C’est l’idée majeure de Courir encore. Écrire a un pouvoir d’apaisement de la souffrance, ça entraîne à maîtriser les émotions. J’ai écrit ce roman pour exprimer une blessure et m’en libérer. Pour trouver en moi le courage de continuer, de « Courir encore ». C’est le livre de la résilience, il se prête plutôt bien aux temps qui courent…  

Olivier Vojetta, auteur de Courir encore disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Valérie Renard – Le Carnet vert

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

J’ai ressenti une joie immense, l’impression d’avoir accompli un nouveau rêve, la fierté d’être allée au bout de quelque chose de beau et de juste.

La date de sortie du Carnet vert était encore plus importante pour moi parce qu’elle arrivait à un moment important de ma vie alors que je me remettais d’un cancer du sein. J’ai d’ailleurs reçu les premiers exemplaires 2 jours après ma sortie de l’hôpital !

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

Être éditée revêt pour moi une forme de reconnaissance. Le jour où on reçoit une réponse positive est vraiment un moment fort dans le parcours.

Les différentes étapes ont été bien suivies chez Maïa et on se sent moins seul par rapport à l’autoédition que j’ai pu vivre pour mon premier livre. Il m’est cependant plus difficile de lâcher prise sur le résultat attendu et ne pas avoir le contrôle de tout le processus est quelque chose qui m’a parfois un peu frustrée.

Il est également important de réaliser que l’auteur doit rester très proactif s’il veut vendre. Ce qui me semble tout à fait logique vu le nombre de livres édités chaque année. La maison d’édition ne fait pas tout et la différence d’investissement entre la formule autoédition et édition ne m’apparaît du coup pas encore très clairement. J’attendrai de voir le nombre de ventes via les Éditions Maïa pour tirer les enseignements de cette expérience et faire un choix entre les deux formules pour le prochain livre.

Je suis très heureuse d’avoir vécu les deux expériences en tout cas !

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

L’originalité du livre réside dans le fait que c’est une histoire vécue, incroyable, qui touche tout le monde parce qu’elle touche à quelque chose de sacré : la maternité.

Et que Le Carnet vert aborde la maternité sous toutes ses formes, désir d’enfant, deuil d’enfant, adoption, grossesse…

Les premiers lecteurs sont incroyablement emballés. Les femmes, comme les hommes et ça, ça m’a beaucoup plus surpris.

Mon écriture est en général très spontanée, c’est un style qui est aussi souvent relevé et apprécié.

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

J’ai besoin d’être seule et j’écris tôt le matin. Je me crée une ambiance cocoon (café, bougie, musique douce…). Parfois je m’isole sur mon voilier. Marcher est aussi pour moi un moyen de préparer certains textes. Si je suis seule, je m’arrête alors pour prendre note. Sinon je me répète l’idée en boucle (oui je sais ça peut rendre dingue 😉 !) et je le retranscris dès que possible. Le soir au moment du coucher peut être également source d’inspiration. Bref vous l’aurez compris, j’ai un carnet dans chaque pièce et dans chaque sac, juste au cas où…

Quand je m’assieds pour écrire, j’ai beaucoup de mal à m’arrêter et c’est même parfois une souffrance que de devoir être obligée de laisser un paragraphe en suspens. Je n’ai parfois pas le choix, parce que les enfants sont levés, ou que j’ai d’autres obligations.

Une fois le premier jet finalisé, je laisse décanter le manuscrit pendant quelques mois et puis je le ressors pour l’affiner, le compléter, le corriger.

Je rêve de pouvoir m’offrir un jour une semaine de retraite, rien que pour écrire ! Dans un endroit retiré, isolé, inspirant.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

Oui, oui, oui. Le premier jet du 3è est fini depuis hier ! Je le laisse maintenant reposer. J’ai  encore 4 autres projets de livre. Si je peux déjà vous dire que le 3è racontera, avec une pointe d’humour, mon expérience de cancer du sein, je garde la surprise pour les suivants. Ils n’aborderont en tout cas plus seulement  ma vie privée (j’ai encore des histoires extraordinaires à raconter mais de temps en temps ça fait du bien de passer à autre chose !).

Et puis j’ai décidé il y a quelques mois de changer de vie et je veux en vivre.

L’écriture prendra donc beaucoup d’autres formes (ateliers d’écriture, coaching littéraire, récits de vie…).

Valérie Renard, auteure de Le Carnet vert disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Loïc Le Doeuff – Un couple ordinaire, an 2000

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Peu de retour de mes lecteurs (sauf des amis et ceux-là ne peuvent pas compter parce que par essence ou facilité souvent flagorneurs) pour cause de crise sanitaire : impossible de le présenter dans les Salons du livre, il n’y en a plus ! Et comme ce récit est ciblé lectorat gay, difficile pour moi d’en parler dans les médias ainsi que je le fais avec mes autres ouvrages.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

Ce n’est pas une première expérience, y compris dans cette sorte de fiction. Je continue d’écrire dans tous les genres (poésie, nouvelles, terroir, etc.) sans état d’âme.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

L’originalité à saisir, ce serait que TOUS les couples ont les mêmes éventuels problèmes ! On est tous logés à la même enseigne, hétéros ou homos : même la maladie n’a pas de camp !

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

Je ferme les yeux et je suis le personnage sur lequel j’écris. Je vois le paysage à l’instant où je décris. Je tente de résoudre le problème en sujet du jour !…

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

J’ai publié une douzaine d’ouvrages et j’ai plusieurs textes en correction ou à l’étude chez des éditeurs, des nouvelles en attente de finalisation, et de temps en temps un poème surgit sous l’émotion de ma plume électronique : une dizaine d’heures d’ordinateur pas jour. « L’ennui est le plaisir des sots ! » Ma devise.

Loïc Le Doeuff, auteur de Un couple ordinaire, an 2000 disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Jeannine Anziani – N’aie pas peur de ce fantôme

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

Quelle joie de savoir le livre fini. Un projet abouti, c’est du virtuel qui devient réel. Mais le plaisir grandit quand j’ai  le bouquin physiquement en main, que je peux le palper, tourner les pages. Il existe. Mon fantôme a pris vie. Le comble pour un fantôme !

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Les premiers lecteurs ont été très enthousiastes : « ce livre, il est super ! – vivant, dynamique, pétillant – l’héroïne réfléchit – un véritable voyage en Corse – j’ai appris des choses – des rebondissements en permanence – de la gourmandise – les dialogues de jeunes sont vrais – j’avais hâte de savoir la fin – j’ai a-do-ré ! »

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

Travailler avec les éditions Maïa a été très professionnel. Je me suis sentie épaulée à chaque étape, soutenue, encouragée. Il faut croire en ses rêves.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

L’originalité de ce roman pour préado tient au fait… que les adultes trouvent autant de plaisir que les jeunes à le lire ! Plus sérieusement, on y trouve un mélange de réalité et de merveilleux. Le côté haletant a été parfaitement perçu, tout comme l’idée de faire connaître la Corse.

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

Ma méthode pour écrire ? C’est très progressivement que j’entre dans l’histoire. Beaucoup de mal au début, puis les personnages finissent par se mettre à vivre à mes côtés. Je n’ai plus alors qu’à traduire leurs sentiments. Le récit m’obsède, j’écris et réécris sans cesse. Pour ce roman, j’ai fait une table des matières avec tous les sujets que je voulais aborder.

Je n’ai pas de rituel, pas d’astuces, ni d’horaire fixe de travail, ça va dépendre des jours… et des nuits. Par contre, je me documente beaucoup ; je fais mon travail très sérieusement, sans me prendre au sérieux.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

J’ai plusieurs autres projets en cours, mais ce sera à nouveau des albums pour des 4/8 ans.

Jeannine Anziani, auteure de N’aie pas peur de ce fantôme disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Ulice Lombard – Retour de la colline du désespoir

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

Lorsque le livre est paru, je n’ai pas tout de suite réalisé ce qu’il était en train de se passer. Tout ça me semblait vraiment très abstrait, mais lorsque j’ai reçus les exemplaires chez moi, je n’ai pas osé ouvrir les cartons tout de suite. Peut-être par crainte, certainement par émotion aussi. Ce n’est que lorsque j’ai fini par ouvrir un carton et que j’ai pris Retour de la colline du Désespoir dans les mains que j’ai vraiment compris. Là j’ai été traversé par un sentiment très particulier fait de fierté, mais aussi d’une grande tristesse et finalement une sorte de répulsion. Un proche m‘a confié que c’était normal et que ce sentiment, les femmes le connaissent pour la plupart, plus précisément lorsqu’elles prennent leur nouveau-né la première fois tout contre elle. La naissance du livre, m’a fait comprendre que tout ce que j’avais expulsé en l’écrivant, ne m’appartenait plus, comme un cordon ombilical qui aurait été coupé. Je sais désormais que RdlcdD vit sa propre existence de livre.

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Les retours des premiers lecteurs m’ont porté. La plupart m’ont souligné que le style et l’écriture les avaient surpris. Quelqu’un m’en a parlé comme une rafale de mitraillette, un autre comme une claque en plein visage. Ceux qui apparaissent dans le livre ont été bluffés, notamment par les descriptions de personnages, des paysages ou des émotions. Quelques-uns m’ont rapportés avoir ris, et même pleuré pendant la lecture, mais tous ont eu le même sentiment d’avoir été happé par le livre au point de ne plus pouvoir le lâcher, même ceux qui n’avaient pas, ou plus l’habitude de lire.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

Cette expérience d’édition a été très positive, tout s’est déroulé extrêmement vite. La levée de fonds aura duré moins de 48 heures pour atteindre l’objectif maximal (150%), le maquettiste a immédiatement saisi l’esprit de ce que j’avais écrit, et m’a proposé une couverture de grande qualité, et la correction aura été un beau moment d’échange.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

Cet ouvrage est effectivement très original. Par sa conception particulière, puisqu’il commence par la fin de l’histoire, par le nombre important de niveaux de lecture disponibles, où chacun peut y prendre ce qu’il désire, mais surtout par le style très direct et percutant que j’ai pu utiliser.

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

D’abord fait pour exorciser un syndrome post traumatique lié aux opérations militaires, j’ai finalement abordé ce que j’avais écrit comme un livre en devenir. Initialement rédigé au passé, il était impossible de le lire. J’ai dû remettre ce que j’avais jeté sur papier au présent, puis le plan s’est imposé de lui-même. J’ai ensuite eu à écrire ce qui manquait entre les parties existantes, développer les descriptions, travailler les transitions entre les chapitres et me documenter sur les quelques citations et références que j’ai placées tout au long du récit. J’ai essentiellement pris le temps d’écrire dans les trains puisque j’ai eu à beaucoup voyager durant cette période ; le fait de n’avoir rien d’autre à faire pendant les trajets, m’a beaucoup aidé à me concentrer sur l’écriture. Au total il m’aura fallu huit années pour faire naître Retour de la colline du Désespoir.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

Une vingtaine de pages sont déjà écrites pour un futur livre, qui sera très probablement un roman qui parlera de relations humaines, d’archanges, d’injustices, de destins fulgurants, d’Amour, du Diable, et d’intrigues d’espions.

Ulice Lombard, auteur de Retour de la colline du désespoir disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Frédéric Barennes – FalconSquad

Bonjour, je suis l’auteur de FalconSquad et c’est avec plaisir que je prends la plume pour vous parler un peu de la sortie récente de mon premier roman.

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

J’ai toujours beaucoup aimé écrire et produit diverses petites histoires, carnets de voyages ou notes pour moi-même jusqu’à présent. Aujourd’hui, d’avoir « osé » franchir le pas, encouragé et porté par ma femme, c’est assez incroyable de découvrir mon premier roman, FalconSquad, imprimé et entre mes mains. Le travail réalisé avec maquettiste, correctrice, graphiste… est bluffant, car il reflète exactement ce que j’avais en tête lors de nos échanges. Et dès sa sortie, il y a eu soudain comme un attachement supplémentaire à ce projet. Les auteurs que j’avais lus en parlent parfois comme d’un enfant et c’est vrai qu’il y a de ça : alors que je n’avais aucune attente particulière en me lançant dans cette aventure de l’édition, aujourd’hui je souhaiterais qu’il connaisse son public, qu’il se fasse connaître, qu’il parvienne à captiver les lecteurs…

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Je commence depuis quelques jours à recevoir des retours de lecteurs et je suis vraiment touché par les mots qu’ils choisissent, les retours très positifs. J’avais beaucoup d’appréhensions, car je sais que ce style très particulier du roman d’action n’atteint généralement pas le grand public. Malgré tout, les personnes qui ont pris le temps de me faire un retour ont apprécié les personnages, s’y sont attachés. J’en suis à la fois surpris, ravi et reconnaissant. J’espère que pour tous les autres lecteurs à venir, il en sera de même ! Cela voudra dire pour moi que mon intention d’auteur a bien atteint son objectif et c’est l’essentiel.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

Si je dois présenter mon expérience du monde de l’édition, je dirais que j’ai eu de la chance surtout de tomber tout de suite sur une petite maison, les Editions Maïa, à l’échelle humaine et avec une philosophie qui me correspondait bien. Je n’ai pris conscience qu’après de toute les difficultés que pouvait être la recherche d’un éditeur : comprendre les canaux de distribution, les enjeux de la promotion. Aujourd’hui, cela reste compliqué de se rendre visible, mais ce projet se construit dans le temps, donc je dois apprendre encore comment aller à la rencontre de toutes ces personnes qui se passionnent pour la lecture et découvrir les autres leviers promotionnels qui me sont proposés.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

L’originalité de mon roman, je pense, c’est de proposer un roman d’action à l’anglo-saxonne pour un public francophone. Je n’avais jamais eu l’occasion de tomber sur ce type de romans en France, et pourtant la variété et les talents y sont incroyables. J’espérais ainsi faire une proposition nouvelle, mais y insérer des personnages dont le développement prime sur l’action. Mon projet est de présenter plusieurs ouvrages, qui puissent se lire indépendamment les uns des autres bien sûr, mais qui apporteront une vue d’ensemble sur un sujet spécifique, que je ne dévoilerai pas ici… 🙂

Mes premiers lecteurs, en tout cas, me rapportent dans leurs retours un attachement aux personnages, une action captivante qui tient de bout en bout. Je dirais donc que oui, mon intention globale sur ce premier ouvrage a été perçue. Et je suis déjà bousculé pour proposer une suite…

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

Mon travail d’écriture, pour en parvenir à ce résultat, est assez complexe et personnel. Je suppose, comme pour auteur. Déjà c’est un processus, qui a pris environ 20 ans pour éclore. J’avais commencé par créer deux de mes personnages principaux à 18 ans, pendant un stage BAFA donc autour d’un délire entre amis. Puis avec l’âge et la passion de l’écriture, la maturité, j’ai griffonné des notes sur leurs vies passées, leurs caractères. Et avec la lecture de certains auteurs comme Michael Connelly ou Tom Clancy, j’ai eu un déclic sur la manière de structurer mon histoire. J’ai structuré un scénario synthétique, agencé les chapitres. Je me suis assuré que tout se tenait en termes de chronologie ou de coordination entre les personnages, les évènements. Je n’avais alors plus qu’à écrire mes chapitres en détail. Et pour cela, il me fallait quelques heures de disponibilité, loin de la charge mentale que l’on ramène du travail ou en dehors des temps en famille. Pas évident à trouver !

Je n’ai pas vraiment de rituels ou d’astuces pour écrire. Je crois que je vis tout simplement au travers de mes personnages. Ils ne peuvent donc rien faire d’irréaliste ou d’héroïque. Ils sont inscrits dans un univers dans lequel la chance, le danger, le caractère de chacun vont influencer leur destinée et celle de leurs compagnons. Il me tarde de vivre leurs prochaines aventures déjà ! 😉

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

L’envie d’écrire un autre livre ; je crois que vous l’avez devinée dans les lignes qui précèdent… Et pas seulement un livre, mais les sept autres que j’ai déjà en tête, si je trouve le temps d’aller au bout de mon projet. J’ai déjà les lieux, les personnages, l’intrigue générale pour au moins les deux suivants. Ce qui me motive le plus aujourd’hui, c’est ce projet global que j’aimerais dévoiler aux personnes qui me liront. Je n’en ai rien dit à personne ; pas même à ma femme qui pourtant m’aide énormément et me soutient beaucoup pour ce projet. Si je pouvais me consacrer à l’écriture, je crois que ce serait encore plus simple, mais le challenge d’une vie professionnelle à gérer, de voir ma petite fille grandir et d’essayer de glisser mon projet dans ce paysage me plaît. J’espère tout de même qu’un public, même modeste, m’encouragera à poursuivre les aventures de la FalconSquad.

Frédéric Barennes, auteur de FalconSquad disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Cécile Kouifi-Guignon – Une chose à la fois !

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

Pour la littéraire que je suis, « Une chose à la fois ! » représente autant ce qui me survivra qu’un ancrage heureux dans mon histoire familiale, un hommage à ma grand-mère qui m’a montré la voie du témoignage en racontant une belle partie de son histoire personnelle dans un livre manuscrit offert à ma fille. Quel chemin parcouru depuis le manuscrit jusqu’à l’e-book ! Auteurs ou lecteurs, nous avons en commun notre attachement à l’acte d’écriture. C’est donc une grande fierté d’en être.

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Tous sont unanimes. Je reçois beaucoup de compliments et de remerciements. J’y suis particulièrement sensible, ayant toujours préféré les mercis aux bravos. Concernant le contenu, c’est l’étonnement face au flot de difficultés rencontrées, la découverte de l’autisme et de ses implications ainsi que mes combats qui suscitent le plus de remarques ou de questions.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

Être éditée, oui, mais j’avais quelques exigences : le texte devait rester « dans son jus », je voulais absolument cette photo de couverture et je ne voulais pas payer pour être publiée. Je me suis aidée du guide AUDACE éditée chez l’Oie Plate qui recense les maisons d’édition et explique leurs pratiques. Parmi les 7 éditeurs acceptant de publier « Une chose à la fois ! », j’ai opté pour celui qui proposait un modèle économique clair et une démarche écologique. Les précommandes sur simply-crowd ont rencontré un vrai succès. Choisir Maïa, c’est l’histoire d’une rencontre et d’une confiance mutuelle.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

« Une chose à la fois ! » raconte ma parentalité. Si beaucoup d’ouvrages expliquent comment les parents s’y prennent afin que la personne porteuse du trouble modifie, rééduque son comportement pour vivre dans un monde qui n’est pas le sien, mon livre raconte également mon chemin dans le sens inverse : j’y suis allée, j’ai plongé et je vous le raconte.  Non pas comme une gloriole mais un possible : on peut aller en autisme, vivre ces expériences sensorielles uniques et on n’en reste pas moins neurotypique. Cela n’a en rien modifié ma propre structure cérébrale mais j’ai compris où sont les similitudes à mettre en valeur et les différences irréconciliables à contourner.

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

J’ai écrit ce récit en 72 heures aux alentours du 10 mai. Je pense que le confinement a catalysé beaucoup d’émotions et m’a obligée à reformer un tout à partir de morceaux de vie éparpillés. J’ai écrit et je n’ai rien dit, je l’ai gardé pour moi pendant plus d’un mois, un peu comme une écriture miroir. Je ne l’ai fait lire à personne. Puis un soir, c’est moi qui l’ai lu parce que je voulais le raconter : d’abord à mon mari et ma fille, puis à Elias pour parties (et pour avoir son accord) et enfin à mes parents qui occupent une place de choix dans sa vie. J’ai finalement envoyé le texte à des éditeurs, piquée par le défi de mon époux « tu crois vraiment que tu vas oser ??? ». C’est un livre à mon image : dense, court, sur le souffle.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

Pour l’instant, je sèche… je suis encore tournée vers « Une chose à la fois ! ». J’accompagne ce témoignage en participant (dans les limites actuelles) à des tables rondes, des interviews, des dédicaces, des forums, des débats, des concertations pour l’inclusion des personnes autistes dans les structures de loisirs, l’information des assistantes maternelles et réponds à toutes les sollicitations via ma page Facebook : @cecile.unechosealafois

Ceci étant, j’ai tellement dit que je n’écrirai jamais faute d’être sûre d’en avoir le talent que je ne suis pas crédible si je vous dis qu’il n’y aura pas d’autre livre !

Cécile Kouifi-Guignon, auteure de Une chose à la fois ! disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

Entretien avec Olivier Bonnet – Coeurs vaillants

Quel a été votre sentiment quand votre livre est paru ?

C’est évidemment un moment de bonheur pour un auteur que d’être publié par une maison d’édition.

Pour ce qui me concerne, j’ai consacré toute une année à écrire mon roman Cœurs vaillants, dont l’action se déroule en Gascogne au XIXe siècle, et dont l’un des personnages principaux est Émile Péreire, qui a réellement existé et a eu un destin hors du commun. Cela a nécessité de faire des recherches importantes. Toutes ces heures de recherche passées, parfois au milieu de la nuit, c’est ce qui donne un sens à mon roman se basant sur des faits historiques. Donc, la publication d’un roman, c’est quelque part comme un accouchement.

La publication de son roman, c’est également un acte de reconnaissance. Pendant tout le temps de l’écriture, l’auteur doute en permanence : que vaut l’intrigue de son roman, la crédibilité de ses personnages, la valeur de son style littéraire ? L’auteur envoie son manuscrit à plusieurs maisons d’édition, il regarde ensuite tous les jours dans sa boîte aux lettres. En ouvrant la lettre de l’éditeur, beaucoup d’appréhension. Et lorsqu’un éditeur vous dit en tant qu’auteur que votre roman a retenu toute son attention, c’est bien sûr un évènement qui doit être fêté.

C’est aussi un sentiment étrange, difficile à définir, de voir se matérialiser son roman : le choix de la photo de couverture en lien avec le thème du roman, la difficulté d’avoir à se présenter de manière concise et à sélectionner un extrait qui soit accrocheur. Sentiment étrange aussi de pouvoir tenir dans sa main le roman, et plus encore de le voir sur des sites de mise en vente tels que la Fnac ou Amazon. À ce moment-là, l’auteur réalise qu’il a coupé le cordon ombilical avec son roman, et que celui-ci appartient désormais au public des lecteurs.

Quels ont été les retours des premiers lecteurs ? Que vous ont-ils dit sur votre livre ?

Moment attendu mais redouté : les retours d’informations des lecteurs. De ce point de vue, je suis un auteur comblé au-delà de toutes mes attentes. Les retours ont été très nombreux et ceux-ci sont jusqu’à présent tous positifs. Les lecteurs m’ont félicité pour mon souci de documentation. Ils m’ont tous dit qu’ils avaient appris énormément de choses en ce qui concerne la Gascogne au XIXe siècle : les fêtes traditionnelles, les coutumes, les légendes, les proverbes, les tenues vestimentaires, la pêche à la sardine dans des pinasses dans le golfe de Gascogne, les conditions de travail des enfants et des femmes dans les conserveries de sardines, le port de Bordeaux, le quartier de Mériadeck réunissant les prostituées et les ferrailleurs, les conditions d’hygiène déplorables, les épidémies, la révolution industrielle, le développement du rail dans le sud-ouest et l’urbanisation de la station thermale d’Arcachon grâce au richissime banquier Émile Péreire. Ils m’ont également félicité pour mon écriture : souci de recherche du mot juste, richesse des descriptions et des dialogues. Enfin, les lecteurs ont apprécié la manière dont j’ai associé faits historiques et pure fiction.

Que retenez-vous de cette expérience d’édition par rapport à votre travail d’écriture ? En avez-vous tiré des enseignements ?

J’ai trouvé avec la maison d’édition Maia toute une équipe de professionnels compétents et très engagés, accompagnant au mieux les auteurs pour les mettre en valeur ainsi que leurs ouvrages.

Oui, j’ai réalisé combien le travail d’équipe entre l’auteur et l’éditeur était essentiel à tous les stades : réalisation de la couverture, correction, maquette, diffusion, promotion.

Quelle est l’originalité de votre livre selon vous ? A-t-elle été perçue par vos premiers lecteurs ?

L’originalité de mon roman tient au fait d’une association que j’estime réussie entre des faits historiques auxquels j’ai voulu être très fidèle et une fiction reposant sur une très forte amitié entre des jeunes gens désireux de changer la société et conscients du rôle qu’ils avaient à jouer.

L’originalité du roman tient également aux nombreux dialogues permettant un style littéraire extrêmement direct.

Sinon, l’originalité du roman tient à la singularité du lieu dans lequel se déroule l’action : nous sommes plongés dans le cœur des landes. Une région déshéritée car sablonneuse, marécageuse et battue par les vents. Une région au caractère sauvage marqué et d’une beauté à couper le souffle comme la baie d’Arcachon et la dune du Pilat. Une région enfin où les légendes les plus singulières sont légion.

L’originalité du roman tient surtout au personnage principal, Émile Péreire. Il m’apparaît éminemment romanesque. Devenu l’un des hommes le plus riche de l’Hexagone en tant que banquier, il s’intéressera à la bourgade de La Teste-de-Buch perdue au fin fond des landes et dont tout le monde ignore l’existence, pour en faire une station balnéaire huppée et un lieu de traitement des tuberculeux. Quelle pouvait être sa motivation ? J’ai imaginé qu’une femme devait être à l’origine de ce projet paraissant de prime abord utopique.

Je pense en effet que si j’ai tant de retours positifs de mon roman, c’est parce que les lecteurs ont pris conscience de son originalité.

Comment s’est passé votre travail d’écriture ? Avez-vous une méthode pour écrire ? Des rituels ou des astuces ?

Il me fallait tout d’abord trouver un lieu et un personnage qui soient romanesques. La Gascogne et le personnage d’Émile Péreire me sont très vite apparus comme une évidence.

J’aime bien mêler les faits historiques à la fiction, ou inversement faire entrer la légende dans le réel. Je trouve que l’on apprend beaucoup sur les habitants d’une région par les coutumes et leurs proverbes.

Pour ce qui me concerne, réunir tout d’abord une très solide documentation est un préalable nécessaire. Ensuite, je m’emploie par les dialogues à faire vivre mes personnages. Enfin, j’aime bien mettre des personnages dans des situations de huis clos dans lesquelles les tensions sont extrêmes.

Envisagez-vous d’écrire un autre livre ? Si oui, sur quoi avez-vous envie d’écrire pour ce prochain livre ?

Oui, j’ai commencé à écrire après la parution de mon premier roman. J’ai voulu explorer un nouveau style littéraire en écrivant un recueil de nouvelles sur des thèmes brûlants d’actualité comme le réchauffement climatique et la COVID 19, mais aussi sur des sujets éternels tels que la vieillesse, la mort, la grossesse, la famille ou la sexualité. Je m’emploie à surprendre ou à émouvoir le lecteur, par mon approche et mon style littéraire.

J’ai beaucoup d’autres projets en tête : je pense qu’une adaptation cinématographique de mon roman est possible. Quant à mon recueil de nouvelles, je suis persuadé que l’une d’entre elles pourrait donner lieu à une pièce de théâtre. Enfin, j’aimerais beaucoup écrire un thriller dont l’action se déroulerait en Bretagne, une région que j’affectionne particulièrement, en raison de son mystère et de sa beauté.

Olivier Bonnet, auteur de Coeurs vaillants disponible sur le site des Editions Maïa. Cliquez ici pour le découvrir.

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